Mal de pierres

AUTEUR

Milena Agus

DATE DE PARUTION

mai 2013

PAGES

142 pages

EDITIONS

le livre de poche

RESUME

Au centre, l’héroïne: jeune Sarde étrange « aux longs cheveux noirs et aux yeux immenses ». Toujours en décalage, toujours à contretemps, toujours à côté de sa propre vie… A l’arrière-plan, les personnages secondaires, peints avec une touche d’une extraordinaire finesse: le mari, épousé par raison pendant la Seconde Guerre, sensuel taciturne à jamais mal connu; le Rescapé, brève rencontre sur le Continent, à l’empreinte indélébile; le fils, inespéré, et futur pianiste; enfin, la petite-fille, narratrice de cette histoire, la seule qui permettra à l’héroïne de se révéler dans sa vérité. Mais sait-on jamais tout de quelqu’un, aussi proche soit-il… Milena Agus dit de sa famille qu’ils sont « sardes depuis le paléolithique ». Et c’est en Sardaigne que l’auteur de Mal de pierres a résolument choisi de vivre, d’enseigner et de situer son récit.

MON AVIS

J’ai aimé ce livre, parce que l’on ressent les émotions que veut nous faire passer la narratrice. C’est encore plus fort, sachant que celle-ci nous raconte la vie de sa grand-mère et cela n’est donc pas de la simple fiction.

Au fil des pages, on se prend à se laisser aller à ses émotions envers le personnage principal, que l’on sait du type « tout pour être heureuse », mais qui finalement est si seule, car chacune de ses relations la fuit sans aucune explications. Alors celle-ci se sent à l’écart, comme quelqu’un qu’il est impossible d’aimer.

Le petit coup de coeur fut pour l’histoire raconté entre cette grand-mère Sarde et le Rescapé, où pour une fois elle était heureuse et se sentait aimé et apprécié. La description de cette relation en devient même touchante et sans vous dire pourquoi, à vous de lire le livre, elle va se montrer triste et désespérante.

Le moins de ce livre pour moi ce sont les descriptions très crues des relations sexuelles entre la grand-mère et le grand-père. Est ce parce que notre cerveau ne veut pas s’imaginer ces choses là avec nos propres grand-parents; mais je confirme que cela m’a gêné dans ma lecture.

En dehors de cela, la lecture se fait rapidement, d’une part parce que le livre est court, mais les chapitres le sont également, vous ne serez donc pas perdus dans votre lecture. Vous pourrez passer à travers des tas d’émotions tout au long des lignes et vous dire que cela s’est passé tel que la grand-mère l’a raconté à sa petite fille qui est la narratrice.

En bref, il a plus de bonnes choses que de mauvaises, mais cela bien sûr ne reste que comme d’habitude mon avis, alors je vous laisse découvrir cette histoire, et me dire ce que vous même vous en avait pensé

Moi, Nojoud, 10 ans et divorcée

AUTEUR

Nojoud Ali

DATE DE PARUTION

février 2010

PAGES

215 pages

EDITIONS

Succès du livre

RESUME

Ce livre est l’histoire vraie d’une petite Yéménite qui a osé défier l’archaïsme des traditions de son pays en demandant le divorce. Et en l’obtenant !

Une première dans ce pays du sud de la péninsule arabique, où plus de la moitié des filles sont mariées avant d’avoir dix-huit ans. Son courage a été largement salué par la presse internationale et son parcours a ému le monde entier.

Passée du statut de victime anonyme à celui d’héroïne, elle raconte aujourd’hui son histoire. Pour briser le silence. Pour encourager les autres petites filles de son âge à ne pas tomber dans le même piège qu’elle.

MON AVIS

Bizarrement, lorsque j’ai lu ce livre, je n’ai pas ressentie spécialement de tristesse ou de pitié envers cette petite. Je vous explique dans son récit ce que je ressentait en majorité, c’était une force extraordinaire que je ressentais à travers ces mots. Cela ne m’a pas empêché d’éprouver de la colère envers tout ceux qui trouvé tout cela normale.

Si vous êtes sensible, ce livre risque de vous bouleverser. Ce n’est pas un livre avec des chichis, c’est facile de lecture, même si la situation pour nous nous semble surréaliste.

La fin et même plein d’espoir pour cette petite, je ne vous le dirais évidemment pas, sinon vous n’aurez aucune raison de lire ce livre, en sachant le dénouement de tout ça.

Bref, un livre qu’il faut lire car le monde ne se limite pas à la France et bien des situations ne devraient pas exister tradition ou non. C’est un témoignage authentique, plein de force et de courage, et surtout d’espoir; alors que celle-ci, ayant vécue autant d’horreur aurait pu totalement le perdre.

Les stances à Sophie

AUTEUR

Christiane Rochefort

DATE DE PARUTION

2eme trimestre 1970

PAGES

214 pages

EDITIONS

Le livre de poche

RESUME

S’il faut en croire ce que raconte le poète Homère, Ulysse, célèbre pour sa prudence dans toute la Grèce antique, s’était fait attacher au mât de son navire afin de résister à l’envoûtement fatal du chant des sirènes. Faute d’avoir imité son exemple ou de s’être bouché à temps les yeux et les oreilles, Céline Rodes’ se laisse prendre au charme d’une sirène nommée Philippe Aignan qui lui promet le paradis pour peu qu’elle accepte de l’épouser. Cela implique, évidemment, qu’elle renonce à sa vie de bohème, à son langage cru et autres défauts qui, somme . toute, ne sont pas indispensables pour être heureux, n’est-ce pas ? Non, acquiesce Céline à qui l’amour tourne la tête.
Très honnêtement, elle s’efforce de devenir l’idéale Mme Philippe Aignan, charmante épouse d’un jeune cadre, nantie d’une bonne, d’un appartement, d’un vison, de relations qui sont également nanties de… etc. En apparence, c’est le parfait bonheur promis. Seulement voilà, Céline a une vue assez perçante pour aller au-delà des apparences jusqu’au fond des choses ? et une langue assez effilée pour dire ce qu’elle y trouve : une façon de mort.
La sottise des hommes installés est vertement pourfendue dans cette satire percutante dont le titre est emprunté à l’une de ces chansons de corps de garde nées de la bêtise qu’elle dénonce. On ne pouvait faire avec plus de brio le « retour à l’envoyeur ».

MON AVIS

Oh mon dieu! Comment vous dire que c’est la première fois dans un livre d’avoir envie de tuer un personnage tout au long de celui-ci.

Le fameux Philippe Aignan représente tout le discours que je déteste et cela tout au long du livre. En gros, une fois Céline devenue sa femme, elle doit s’occuper des affaires de la maison, des comptes, faire des achats de robes pour faire jolie auprès de son mari lors d’invitations, parler correctement, ne pas sortir avec des amis trop « déluré », rester bien sage, etc.

Heureusement, que tout au long du livre on vit avec soulagement la rébellion de Céline qui essaye de se prêter au jeu au début, pour être une bonne Madame Philippe Aignan et oublié Céline Rhodes. Et plus ça va, plus elle va redécouvrir ce qu’elle est au fond d’elle même, et c’est tellement car quelque part on attend que cela, qu’elle se rende compte que non ce n’est pas ça la vie, elle a le droit en soit d’exister, de vivre et pas au travers de son mari mais en tant que personne, en tant que Céline.

Elle aura beau essaye de se fondre dans cette vie de femme mariée, avec tout ce que demande cette époque d’être la femme de. Il faut dire que c’est malheureusement un accident qui va lui faire ouvrir les yeux. Pourtant elle le sentait qu’elle faisait une erreur en se mariant, mais il faut bien se fondre dans la masse et devenir « normale »

Je n’ai pas vécu cette époque, c’est peut être pour cela que cela me révolte tant, et que j’ai quelque part souffert pour le personnage principale. Même si la lecture se fait fluide, que le roman est court, les sentiments sont exacerbés pour moi.

Le malade imaginaire

AUTEUR

Moliére

DATE DE PARUTION

inconnue

PAGES

environ 70 pages

EDITIONS

Flammarion

RESUME

Au début de la pièce, Argan est furieux de constater qu’il dépense de très grosses sommes pour satisfaire son vice. Névrotiquement hypocondriaque, il ne peut résister au désir éperdu de consulter des médecins, de posséder les médicaments pour maladies supposées possibles ou existantes ou en lui.

Argan a les moyens de sa névrose, mais, il sait ce qu’il dépense. Incapable d’éliminer son vice par lui-même, il cherche une solution pour alléger son prix. Il projette d’amener la médecine chez lui, en mariant sa fille à un médecin.

C’est là que commence la crise qui va secouer la famille entière. Argan, figure centrale, contamine les autres autour de lui, les entraînant dans sa névrose. Tous, chacun dans sa réalité sociale, vont lutter pour défendre leurs intérêts et sortir du chaos imposé par Argan.

MON AVIS

Connaissant la renommée et l’avis souvent très positif de cette pièce, je m’attendais à quelque chose d’assez exceptionnel, et j’ai donc commencé ce texte avec enthousiasme. Et paf, le soufflet et tombé, car je n’ai pas été si emballait que j’ai pu voir certaines personnes.

On y retrouve encore une fois, encore la même trame j’ai l’impression dans toute les pièces de Molière qui devient ennuyante au final. Oui, j’avoue j’ai sourit à quelques moments, mais pas comme j’ai pu rire en lisant les fourberies de Scapin par exemple. Autre point, moi je n’ai pas trouvé Argan si drôle que cela au final; mais, il commencé même à me taper sur les nerfs à jouer au mourant en permanence.

Le seul point positif pour moi dans cette pièce, c’est le fait que Molière se moque ouvertement des médecins et qu’il le dit clairement dans la pièce, c’est donc écrit noir sur blanc, et cela est plaisant.

En bref, malgré la renommé de cette pièce, surtout je pense dû au fait que Molière soit mort en jouant cette dernière pièce; de ce fait, elle a intéressé beaucoup de monde et en a fait une des pièces les plus connues de Molière. Cependant, pour moi, ce n’est pas la mieux que j’ai pu lire. Je pensais pas, peut-être suis-je passé à côté tout simplement.

Les femmes savantes

AUTEUR

Moliére

DATE DE PARUTION

inconnue

PAGES

environ 70 pages

EDITIONS

Flammarion

RESUME

« Il n’est pas bien honnête, et pour beaucoup de causes, qu’une femme étudie et sache tant de choses. » Chrysale est au désespoir face à l’attitude des femmes de sa maison. Flattées par le pédant Trissotin, celles-ci se piquent de grammaire et de philosophie, délaissent le bon sens au profit des bons mots… Les femmes peuvent-elles se mêler de sciences et prétendre à l’érudition? La pédanterie est-elle ennemie du bonheur? En cette fin du XVIIe siècle, la polémique va bon train, et Molière choisit son camp: celui de la comédie.

MON AVIS

Bon, on va pas déroger aux pièces de Molière avec des amoureux qui ne peuvent être ensemble,un couple de parent qui se dispute, des gens qui sont là pour aider à amener une solution à tout cela, et tout fini bien dans le meilleur des mondes.

Mais bon dieu, ce que madame et ses soeurs son embêtante pour rester polie, ça en devient même insupportable de les entendre dire que comme elles sont savantes, ils faut qu’elles côtoient que des gens comme cela, même ses valets doivent avoir un beau parler sinon, ils blessent madame et les virent en deux temps trois mouvements. Donc, évidemment la fille de madame doit être promise à un homme plein de philosophie et intelligent en plus de ça.

Au final tout se stratagème devient lassant, même s’il y a toujours des belles écritures sur certains points et de belles anciennes expressions, on ne devine déjà la suite de ce qu’il va se passer avant d’y arriver.

Le problème le plus immense pour moi ce sont les fameux vers encore une fois, on est si bien avec de la prose. Je devait relire certaines phrases deux fois pour en comprendre le sens, pourtant je suis loin d’être « bête », mais que ça des vers et encore des vers, des pavé de vers, c’est impossible. J’ai tenu jusqu’où bout mais plus jamais de si long texte en vers, ça c’est sûr.

Les fourberies de Scapin

AUTEUR

Moliére

DATE DE PARUTION

inconnue

PAGES

???

EDITIONS

Flammarion

RESUME

Branle-bas de combat dans les ruelles napolitaines ! Octave a, en secret, épousé Hyacinthe, la jeune femme qu’il aime, mais voilà que son père a décidé à son tour de le marier à une inconnue ; quant à Léandre, c’est Zerbinette qu’il aime, mais son père en a lui aussi décidé autrement. Alors, que vont bien pouvoir faire ces deux jeunes gens sans le sou contre la puissance et l’autorité de leurs barbons de pères ? Faire appel à Scapin, bien sûr, le valet bondissant et malicieux, joueur et beau parleur : rien de tel que l’un de ses nombreux tours pour retourner la situation ! Personnage clef de la commedia dell’arte, Scapin est de tous les coups pendables, de toutes les comédies : rien d’étonnant à ce que Molière l’ait choisi pour animer l’une de ses farces les plus enlevées. Rien d’étonnant non plus à ce que cette pièce ait été l’une des plus jouées et des plus applaudies du répertoire de Molière : son humour universel continue de divertir même les pince-sans-rire.

En l’absence de son père parti en voyage; Octave a secrètement épousé Hyacinte. Malheureusement son père annonce son retour!
Inquiet de ce que sera sa réaction à l’annonce de son union avec Hyacinte, Octave implore le secours de Scapin.
Scapin saura-t-il le tirer d’embarras ?

MON AVIS

Pour commencer, ce texte est rapide à lire, sans difficultés particulières et j’ai pris beaucoup de plaisir à le lire. Scapin un personnage que tout le monde peut plus ou moins connaitre dans sa vie, drôle, espiègle, mais surtout fourbes ( d’où le nom de fourberies ).

Octave et Léandre qui veulent se jouer de leur père car ils ne veulent pas faire ce que ceux-ci veulent et quand vous verrez le final vous en rirez. Faire appel à Scapin pour les aider, lui qui entourloupe tout le monde comme il le peut, bonne idée ou mauvaise idée? Je ne sais pas mais au final très drôle. Que ce soit du simple comique, du comique de scène ou du comique de répétitions par certaines phrases, on ne peut qu’apprécier ce petit moment en compagnie de Scapin.

De plus, on peut se trouer un personnage qui peut nous correspondre car, chacun peut représenter un péché comme la naïveté par exemple pour des pères crédules prêt à tout, non sans quelques palabres pour sauver leur enfants.

En bref, sinon, je m’y perds, un vrai bonheur de lecture, sur le peu que j’ai pu lire de Molière, si j’en ai une à vous conseiller maintenant en premier choix sans hésitation c’est celle-ci, une bonne comédie burlesque qui donne du plaisir jusqu’à la fin.

Le fils de personne

AUTEUR

Barbara Moine

DATE DE PARUTION

septembre 2016

PAGES

125 pages

EDITIONS

Nous deux

RESUME

1965. Depuis la mort accidentelle de ses parents deux ans plus tôt, Julien, 23 ans, est à la tête d’un illustre domaine viticole. Il est sur le point de se marier quand lui sont adressées une lettre anonyme et une coupure de presse montrant deux femmes tondues à la Libération.

« C’est ta mère! », a écrit le corbeau sur l’un des deux visages…Avec Noémie,sa cousine, le jeune homme s’en va interroger le passé, délaissant au passage sa fiancée.

Mais est-on prêt à appréhender toutes les vérités? Sans compter que l’amour se glisse là où on ne l’attend pas…

MON AVIS

Cette petite nouvelle ne paye pas de mine lorsque l’on voit la couverture, qui m’a fait penser à un autre roman d’amour. et bien, heureuse de dire que je me suis trompé, car ce fut une très belle surprise de découvrir cette nouvelle historique.

Cette nouvelle est courte, simple à lire et a comprendre, même si le sujet rappelle de mauvais souvenir. En effet, parler des femmes tondues après la guerre pour avoir supposément fréquenté des allemands, car oui cela n’était même pas sûr pour certains cas et elles étaient quand même accusé et pour certaines mise à mort par une vengeance aveugle des français.

Outre ce fait, on suit avec plaisir l’évolution du personnage et de al découverte de ses racines et la compréhension de ce secret de famille que sa tante avait bien gardé pour elle avant d’en parler à sa fille. Certes, il y aune histoire d’amour mais en second plan, le premier plan est vraiment cette quête identitaire après avoir reçu une photo avec un cercle rouge et noté  » c’est ta mère « 

Je n’ai pas vu le temps passé en lisant cette nouvelle réellement la surprise de cette fin de mois de juillet car je l’ai terminé le 31 en quelques heures à peine tellement je voulais savoir le mot de la fin de toute cette histoire.

Bref, si vous la trouver, je vous conseille cette nouvelle historique avec bonheur, foncez, vous ne serez pas déçu.