Les stances à Sophie

AUTEUR

Christiane Rochefort

DATE DE PARUTION

2eme trimestre 1970

PAGES

214 pages

EDITIONS

Le livre de poche

RESUME

S’il faut en croire ce que raconte le poète Homère, Ulysse, célèbre pour sa prudence dans toute la Grèce antique, s’était fait attacher au mât de son navire afin de résister à l’envoûtement fatal du chant des sirènes. Faute d’avoir imité son exemple ou de s’être bouché à temps les yeux et les oreilles, Céline Rodes’ se laisse prendre au charme d’une sirène nommée Philippe Aignan qui lui promet le paradis pour peu qu’elle accepte de l’épouser. Cela implique, évidemment, qu’elle renonce à sa vie de bohème, à son langage cru et autres défauts qui, somme . toute, ne sont pas indispensables pour être heureux, n’est-ce pas ? Non, acquiesce Céline à qui l’amour tourne la tête.
Très honnêtement, elle s’efforce de devenir l’idéale Mme Philippe Aignan, charmante épouse d’un jeune cadre, nantie d’une bonne, d’un appartement, d’un vison, de relations qui sont également nanties de… etc. En apparence, c’est le parfait bonheur promis. Seulement voilà, Céline a une vue assez perçante pour aller au-delà des apparences jusqu’au fond des choses ? et une langue assez effilée pour dire ce qu’elle y trouve : une façon de mort.
La sottise des hommes installés est vertement pourfendue dans cette satire percutante dont le titre est emprunté à l’une de ces chansons de corps de garde nées de la bêtise qu’elle dénonce. On ne pouvait faire avec plus de brio le « retour à l’envoyeur ».

MON AVIS

Oh mon dieu! Comment vous dire que c’est la première fois dans un livre d’avoir envie de tuer un personnage tout au long de celui-ci.

Le fameux Philippe Aignan représente tout le discours que je déteste et cela tout au long du livre. En gros, une fois Céline devenue sa femme, elle doit s’occuper des affaires de la maison, des comptes, faire des achats de robes pour faire jolie auprès de son mari lors d’invitations, parler correctement, ne pas sortir avec des amis trop « déluré », rester bien sage, etc.

Heureusement, que tout au long du livre on vit avec soulagement la rébellion de Céline qui essaye de se prêter au jeu au début, pour être une bonne Madame Philippe Aignan et oublié Céline Rhodes. Et plus ça va, plus elle va redécouvrir ce qu’elle est au fond d’elle même, et c’est tellement car quelque part on attend que cela, qu’elle se rende compte que non ce n’est pas ça la vie, elle a le droit en soit d’exister, de vivre et pas au travers de son mari mais en tant que personne, en tant que Céline.

Elle aura beau essaye de se fondre dans cette vie de femme mariée, avec tout ce que demande cette époque d’être la femme de. Il faut dire que c’est malheureusement un accident qui va lui faire ouvrir les yeux. Pourtant elle le sentait qu’elle faisait une erreur en se mariant, mais il faut bien se fondre dans la masse et devenir « normale »

Je n’ai pas vécu cette époque, c’est peut être pour cela que cela me révolte tant, et que j’ai quelque part souffert pour le personnage principale. Même si la lecture se fait fluide, que le roman est court, les sentiments sont exacerbés pour moi.

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