Réglez-lui son compte

AUTEUR

Frédéric Dard

DATE DE PARUTION

3eme trimestre 1981

PAGES

247 pages

EDITIONS

fleuve noir

RESUME

« Si un jour votre grand-mère vous demande le nom du type le plus malin de la Terre, dites-lui sans hésiter une paire de minutes que le gars en question s’appelle San-Antonio. » Voici la phrase inaugurale du premier San-Antonio, deux histoires réunies en 1949 sous le titre Réglez-lui son compte ! dans lesquelles, derrière l’intrigue efficace, on lit déjà la truculence de la langue, l’humour, l’esprit bagarreur, faussement nonchalant, et avant toute chose : l’exigence novatrice. Car Frédéric Dard a fait des mots un terrain de jeu en perpétuel mouvement, et il ne détestait rien de plus qu’imaginer une langue qu’on se serait appliqué à couvrir de bandelettes, momifiée, étouffée sous les conventions et… l’ennui. Exit l’ennui avec le grand Frédéric Dard. A toutes les époques et pour les siècles des siècles : tout le monde dit « I love you » à San-A.

MON AVIS

Je m’imaginais des tas de choses lorsque je j’entendais parler des livres de San Antonio, mais je ne m’attendais pas à devenir dés les premières phrases lues.

Ce qui m’a séduit tout simplement le fait que cela ne soit pas du texte lisse, je dirais sans vie, mais avec un beau parler une belle orthographe, des mots rechercher. San Antonio c’est ce que j’appelle du brut de décoffrage. Oui, il aime se vanter de lui(même mais ne dit on pas que nous ne sommes pas mieux servis que par soi-même.

Cette écriture m’a tenu jusqu’à la fin et la fin, du San Antonio pur. Vous savez comment vous commencer et la fin est du même acabits, un bonheur. Je ne compte même pas le nombre de fois où j’ai souris en lisant des répliques faites par ce personnage. En plus, on a deux histoires pour le prix d’une que j’ai trouvé très intéressantes, pas des histoires où l’on recherche comme à la Hercule Poirot. Nous sommes avec un héros qui connnait des tas d’aventures et les partages avec nous quand il le désire, car il se « censure » lui-même:

Je ne peut faire que des louanges à propos de ce premier livre du personnage de San Antonio. Lecture simple, on passe un bon moment à rire sans se prendre la tête et on suit les aventures rocambolesques d’un personnage haut en couleurs. Que demander de plus?

Courez, foncez pour lire ce premier roman qui personnellement m’a régalé.

Les femmes savantes

AUTEUR

Moliére

DATE DE PARUTION

inconnue

PAGES

environ 70 pages

EDITIONS

Flammarion

RESUME

« Il n’est pas bien honnête, et pour beaucoup de causes, qu’une femme étudie et sache tant de choses. » Chrysale est au désespoir face à l’attitude des femmes de sa maison. Flattées par le pédant Trissotin, celles-ci se piquent de grammaire et de philosophie, délaissent le bon sens au profit des bons mots… Les femmes peuvent-elles se mêler de sciences et prétendre à l’érudition? La pédanterie est-elle ennemie du bonheur? En cette fin du XVIIe siècle, la polémique va bon train, et Molière choisit son camp: celui de la comédie.

MON AVIS

Bon, on va pas déroger aux pièces de Molière avec des amoureux qui ne peuvent être ensemble,un couple de parent qui se dispute, des gens qui sont là pour aider à amener une solution à tout cela, et tout fini bien dans le meilleur des mondes.

Mais bon dieu, ce que madame et ses soeurs son embêtante pour rester polie, ça en devient même insupportable de les entendre dire que comme elles sont savantes, ils faut qu’elles côtoient que des gens comme cela, même ses valets doivent avoir un beau parler sinon, ils blessent madame et les virent en deux temps trois mouvements. Donc, évidemment la fille de madame doit être promise à un homme plein de philosophie et intelligent en plus de ça.

Au final tout se stratagème devient lassant, même s’il y a toujours des belles écritures sur certains points et de belles anciennes expressions, on ne devine déjà la suite de ce qu’il va se passer avant d’y arriver.

Le problème le plus immense pour moi ce sont les fameux vers encore une fois, on est si bien avec de la prose. Je devait relire certaines phrases deux fois pour en comprendre le sens, pourtant je suis loin d’être « bête », mais que ça des vers et encore des vers, des pavé de vers, c’est impossible. J’ai tenu jusqu’où bout mais plus jamais de si long texte en vers, ça c’est sûr.

Les fourberies de Scapin

AUTEUR

Moliére

DATE DE PARUTION

inconnue

PAGES

???

EDITIONS

Flammarion

RESUME

Branle-bas de combat dans les ruelles napolitaines ! Octave a, en secret, épousé Hyacinthe, la jeune femme qu’il aime, mais voilà que son père a décidé à son tour de le marier à une inconnue ; quant à Léandre, c’est Zerbinette qu’il aime, mais son père en a lui aussi décidé autrement. Alors, que vont bien pouvoir faire ces deux jeunes gens sans le sou contre la puissance et l’autorité de leurs barbons de pères ? Faire appel à Scapin, bien sûr, le valet bondissant et malicieux, joueur et beau parleur : rien de tel que l’un de ses nombreux tours pour retourner la situation ! Personnage clef de la commedia dell’arte, Scapin est de tous les coups pendables, de toutes les comédies : rien d’étonnant à ce que Molière l’ait choisi pour animer l’une de ses farces les plus enlevées. Rien d’étonnant non plus à ce que cette pièce ait été l’une des plus jouées et des plus applaudies du répertoire de Molière : son humour universel continue de divertir même les pince-sans-rire.

En l’absence de son père parti en voyage; Octave a secrètement épousé Hyacinte. Malheureusement son père annonce son retour!
Inquiet de ce que sera sa réaction à l’annonce de son union avec Hyacinte, Octave implore le secours de Scapin.
Scapin saura-t-il le tirer d’embarras ?

MON AVIS

Pour commencer, ce texte est rapide à lire, sans difficultés particulières et j’ai pris beaucoup de plaisir à le lire. Scapin un personnage que tout le monde peut plus ou moins connaitre dans sa vie, drôle, espiègle, mais surtout fourbes ( d’où le nom de fourberies ).

Octave et Léandre qui veulent se jouer de leur père car ils ne veulent pas faire ce que ceux-ci veulent et quand vous verrez le final vous en rirez. Faire appel à Scapin pour les aider, lui qui entourloupe tout le monde comme il le peut, bonne idée ou mauvaise idée? Je ne sais pas mais au final très drôle. Que ce soit du simple comique, du comique de scène ou du comique de répétitions par certaines phrases, on ne peut qu’apprécier ce petit moment en compagnie de Scapin.

De plus, on peut se trouer un personnage qui peut nous correspondre car, chacun peut représenter un péché comme la naïveté par exemple pour des pères crédules prêt à tout, non sans quelques palabres pour sauver leur enfants.

En bref, sinon, je m’y perds, un vrai bonheur de lecture, sur le peu que j’ai pu lire de Molière, si j’en ai une à vous conseiller maintenant en premier choix sans hésitation c’est celle-ci, une bonne comédie burlesque qui donne du plaisir jusqu’à la fin.